TINY HOUSE

Source image: Pianeta design

Suivant les prévisions des Nations unies, la population africaine doublera en 2050, elle passera d’un milliard d’habitants environ à près de 2,5 milliards d’habitants. Il est donc primordial aujourd’hui de réfléchir à des approches de solutions pour combler les besoins de cette population. 

Emploi, énergie, eau et logement seront au cœur des problématiques à venir. On remarque que les villes sont de plus en plus larges car les populations peinent à trouver des logements dans les centres urbains et se contentent des périphéries. Au Congo par exemple, plusieurs villes ont vu leurs superficies s’étendre au cours des dernières années. En 1984, le district de Ngamaba avec une population de près de 60.000 habitants a été amputé au département du Pool pour être annexé à Brazzaville. Ngamaba deviendra par la suite l’arrondissement 7 Mfilou. Entre 2010 et 2020, Brazzaville a gagné 2 arrondissements, Madibou et Djiri. En outre, depuis plusieurs années il y a un exode massif des populations des villages vers les grandes agglomérations. Selon l’article publié par Aimé Dieudonné MIANZENZA à travers le Centre d’études stratégiques du bassin du Congo qui détaille l’évolution de la population au Congo, la croissance démographique dans les zones rurales est de 1,2% tandis que dans les villes elle avoisine les 7%. Il est vrai que le problème de logement n’est pas aussi urgent que l’accès à l’éducation, l’électricité ou tout autre besoin élémentaire mais la question se pose déjà. L’explosion des prix de logement en ville est l’une conséquence de la forte demande. 

Les approches de solution en matière de construction pour pallier ces problèmes sont aussi nombreuses que variées. Certaines sont plus écologiques que d’autres. Il y a par exemple la vulgarisation de la construction bois. En effet, à Ouesso dans le département de la Sangha, la société CIB (la Congolaise Industrielle des Bois) a construit des prototypes de maisons entièrement en bois des murs aux équipements. Leurs fondations en béton armé améliorent la durabilité de ces maisons. Le prix global reste moins élevé qu’une maison en béton armé, néanmoins ces maisons demandent un entretien particulier comparé au béton. 

Parmi les autres approches de solution, il y a la transformation des conteneurs en habitations. La solution reste intéressante car il y a beaucoup de conteneurs dans les ports maritimes qui sont abandonnés. Par contre, les coûts liés à l’isolation thermique restent un grand frein pour leur vulgarisation.

Les conteneurs sont de bon conducteurs thermiques donc pendant les grandes variations de température, les  conditions de vie seront intenables. La construction en terre cuite est une solution très intéressante et moins coûteuse car la matière première qui est la terre est accessible et à coût réduit. Nous pouvons également citer les Tiny House. 

Il y a une myriade de solutions qui peuvent être adoptées pour la prévention de la crise du logement à venir. 

Parmi toutes ces solutions, celle qui m’intéresse beaucoup c’est celle des Tiny House, elles optimisent à la fois la consommation d’énergie et des matériaux de construction. Il y a deux ans j’ai découvert le concept du minimalisme. La base fondamentale du minimalisme est la réduction de notre consommation, et ce dans tous les domaines de notre vie : possessions matérielles, relations personnelles, activités, loisirs, etc… Ce concept poussé dans les habitations a donné naissance aux Tiny house. Ce sont des maisons écologiques à taille humaine dont les dimensions varient entre 10 à 40 mètres carrés. En occident où la crise du logement s’accentue, les Tiny House sont de plus en plus populaires et demandées. Bien que l’on parte sur de petites superficies, elles présentent plusieurs avantages : ces maisons sont écologiques et très peu consommatrices d’énergie car l’isolation est faite de telle sorte qu’on puisse y vivre pendant toutes les saisons.

Tiny House

Toutes les composantes sont optimisées au maximum ainsi que les dépenses énergétiques. Une grande variété de ces maisons est autosuffisante en électricité avec un système de panneaux solaires et de batterie. L’intégration d’un système de recyclage est l’un des atouts majeurs de ce type de construction. Les déjections humaines peuvent par exemple servir de compost pour les plantes. Parmi les avantages des Tiny House, nous pouvons citer leur amovibilité, on peut donc les déplacer d’un espace à un autre. 

Néanmoins, il y a quelques inconvénients à ce système de construction. La taille est limitée par le poids de la maison ; plus une Tiny House est grande, plus lourde elle est et plus difficile il est de la rendre amovible. On ne peut y vivre avec une famille nombreuse. Pour mieux l’adapter à notre contexte socio-économique, car le modèle des Tiny House européen peut être assez coûteux, nous pouvons opter pour les construire en matériaux durables comme le bois qui a un très gros avantage sur son poids assez faible. Les familles congolaises étant sédentaires, nous pouvons supprimer l’amovibilité de la structure et employer des matériaux plus lourds comme la terre cuite pour la construction. Le confort thermique sera optimisé par l’orientation selon la position du soleil et aussi l’aération. 

Bien que les Tiny House ne soient pas spacieuses, elles présentent des avantages considérables sur la diminution de la consommation énergétique qui est l’un des plus gros problèmes du continent mais aussi l’un des défis majeurs à venir.

Dans des pays où les prix au mètre carré ne cessent de grimper, les Tiny House ont cette particularité de nécessiter de très peu d’espace et d’être écologiques. La population africaine ciblée ici est celle des jeunes ou des familles de deux à trois personnes ; elle pourra être mieux lotie et à prix réduit. 

Exaucée.

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