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5 RAISONS DE REGARDER DES SÉRIES CORÉENNES

Source Image: Daehyun Kim via Canva Pro

Adepte du binge watching que je suis, je me retrouvais un après-midi d’été 2018 à chercher quel serait le prochain programme à dévorer.
Je venais de me faire pour la troisième ou quatrième fois la saison quatre (4) de Fringe et je voulais regarder quelque chose d’intéressant, de nouveau et de stimulant.

Un ami m’avait conseillé de regarder Riverdale, une nouvelle série américaine sur Netflix. Il trouvait ça génial et n’arrêtait pas de le recommander à la planète.  Je n’ai pas pu terminer un seul épisode. À mes yeux, j’avais affaire aux mêmes scénarios, intrigues et personnages. Le recyclage était permanent. J’avais l’impression de regarder un autre « One tree hill », « The OC » ou « Dawson’s creek », encore une série de lycéens.

Exaspérée, je retournais dans la liste des suggestions Netflix. Parmi celles-ci, un programme, une série attira mon attention: Stranger.
Stranger est une série procédurale coréenne, on y suit un procureur atypique qui essaie de résoudre une affaire sordide qui fait la une des médias. Il y a tout ce que j’aime lorsque c’est bien cuisiné: des meurtres, de l’intrigue et un gros casse-tête. La bande annonce promettait  assez de familiarités pour me garantir le confort tout en m’emmenant dans un autre univers cinématographique.
C’était la première fois que je regardais une série coréenne encore appelée korean drama.
Depuis, j’en ai regardé des tonnes et je dois dire que ça a apporté un œil nouveau à ma bibliothèque audiovisuelle. Ci- dessous, je partage les/mes cinq raisons pour lesquelles il faut regarder des kdramas.

1- Valorisation de la culture coréenne

Il y a très peu  d’univers télévisuels qui mettent en avant leur culture comme les dramas. C’est une romantisation totale de la culture coréenne avec la nourriture, la musique, la structure familiale, le monde du travail etc.  Tout y est dépicté et rien n’y échappe.

En regardant ces séries, il est facile de retracer les habitudes alimentaires là-bas. Par exemple, saviez-vous que les coréens mangent du riz au petit déjeuner? ou qu’il est traditionnel d’avoir une soupe d’algues le jour de son anniversaire?
À force de binger, on devient familier à la street food (eomuk, Tteokbokki), au met traditionnel (kimchi) ou au Soju qui est le spiritueux le plus vendu au monde. C’est commun pour les amateurs de séries coréennes de devenir aficionados de la gastronomie de ce pays. Moi-même je suis allée manger du jajangmyeon à cause de la série “Coffee Prince”.

2- Pas ou très peu de sexe

Pour quelqu’un qui a terminé “How to make a sex room” d’une traite et qui n’a aucun problème à parler de sexe et de sexualité au quotidien, cela peut sembler bizarre. En réalité, j’adore les scènes de sexe qui apportent quelque chose à la narration, à l’histoire.

En ce moment, il y a de plus en plus de matériels audiovisuels qui incorporent des scènes de cul qui ne sont pas nécessaires. En plus de ne pas être nécessaires, ces scènes sont mal chorégraphiées et ne reflètent pas la réalité, la fragilité et le partage d’émotions que représentent un rapport sexuel.
Dans ce cadre, les kdramas sont plus conservateurs et tendent à limiter les interactions physiques à caractère sexuel. Les personnages se donnent plutôt des câlins ou se tiennent la main pour refléter la complicité ou l’intimité. En général, la limite est un baiser sur la bouche.

Après, il y a des exceptions hein, “My name” a une scène de sexe bien torride qui a pour but de faire avancer l’histoire et de plus tard choquer le public.

3- Mise en lumière d’emplois atypiques

La première fois que j’ai été exposée à certains corps de métiers, c’était via les dramas. Je trouve ça ahurissant et génial pour plusieurs raisons.

La culture congolaise a la fâcheuse manie de ne mettre en valeur qu’un certain type de métiers. Nos parents ont des attentes spécifiques quant aux jobs qui riment avec succès social et carrière réussie. Cette tendance est confortée par les médias que nous consommons: les plus grands héros des séries exercent les mêmes  métiers depuis la nuit des temps. Ils sont tous plus ou moins avocats, médecins, journalistes etc. La plupart du temps, quand certains métiers comme chef de cuisine ou vendeur.se sont mis en avant c’est de manière négative. Il n’existe pas de réelle diversité de métiers à la télé.

De plus, rares sont les fois où la série se concentre sur le métier en soi plutôt que sur les déboires sentimentaux des personnages. Ally McBeal ou Grey’s anatomy sont de parfaits exemples de séries qui ne montrent pas vraiment les rouages ou la dynamique dans ces milieux professionnels. On peut se demander “qu’apprend-t-on vraiment de concret sur ces métiers?”.

Avec les dramas, j’ai pu découvrir des emplois dans des secteurs d’activité auxquels je n’avais jamais pensé notamment:
– le fonctionnement des cuisines de restaurants (Pasta),
– les dessous des fabrications et du design des chaussures (I do, I do), 

– les différents rôles dans une start up (Start up)
– le design des jeux vidéos (Memories of the Alhambra)
– la fabrication de nourriture surgelée (Business proposal)

Les dramas m’ont rappelé qu’il y a une plénitude d’emplois sur cette planète que nous ne connaissons pas et que l’un d’entre eux est peut-être celui que nous cherchons depuis des années.

4- La durée des séries, la certitude d’une fin définitive

Une série coréenne est longue de 16 épisodes d’environ une heure chacun en moyenne. Voilà. Toute la série, toute l’intrigue, tout, mais vraiment tout en 16 heures à tout claquer. Ils existent bien sûr d’autres formats, certaines séries possèdent entre 8 à 20 épisodes et les drames historiques ou familiaux peuvent aller jusqu’à 50 épisodes. En gros, tu commences la chose et tu sais que tu vas la finir.

Étant aussi une grande adepte des séries américaines, je commençais à m’impatienter lorsque la narration était tirée en longueur pour « milker » une saison de plus. Combien de fois me suis-je fait la réflexion que cette saison pouvait se résumer à un ou deux épisodes et que 24 épisodes pour apprendre qu’il n’était pas le père c’était trop!

Avec des kdrama traditionnels, je me mets dessus vendredi soir 21h, mon crochet pour resserrer mes locks en main et samedi soir avant 18h, j’ai terminé mes tresses ainsi que la série.

5- La sensibilité des hommes

Habituée au bro code et la représentation des hommes comme des êtres super macho, c’était rafraîchissant pour moi, de retrouver des bromances avec des hommes sensibles.
Oui, les hommes pleurent dans les dramas et moi j’aime. 

Les réalisateurs n’hésitent pas à présenter des personnages masculins sous un parapluie d’émotions et il y a beaucoup moins de bagarres testostéronées. “Love in the moonlight” et “Wok of love” ont d’excellentes bromances.

Bingement vôtre,

Sylvia.

4 commentaires sur “5 RAISONS DE REGARDER DES SÉRIES CORÉENNES”

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